01/06/2026

Taiwan Today

Taiwan aujourd'hui

Actualités du mois de juin 2012

01/07/2012
Le président de la République, Ma Ying-jeou. (CNA)

Ma Ying-jeou
s’engage personnellement à faire progresser l’ECFA

« Je supervise les progrès dans ce dossier et je tente de trouver des solutions aux problèmes rencontrés », a déclaré en juin le président de la République, Ma Ying-jeou [馬英九], à propos de l’Accord-cadre de coopération économique (ECFA) signé avec Pékin en juin 2010. Le président s’exprimait lors de l’inauguration d’un forum organisé par le groupe de presse insulaire United Daily News, et rassemblant des personnalités du monde des affaires, des universitaires et des hommes politiques. Selon Ma Ying-jeou, en termes de signature d’accords de libre-échange, Taiwan reste trop loin derrière son principal concurrent, la Corée du Sud, qui a déjà signé huit accords de ce type et est en train d’en négocier sept autres. « Nous n’avons pas d’autre issue que de fournir le plus d’efforts possible pour rattraper notre retard dans ce domaine », a noté le président de la République. Il a également souligné le grand nombre de progrès qu’il reste à apporter à l’ECFA avant que celui-ci ne soit pleinement déployé et produise tous ses effets. Evoquant la question de la compétitivité de l’île, Ma Ying-jeou a souligné qu’une exclusion de Taiwan du Partenariat trans-Pacifique (une initiative visant à promouvoir la création d’une zone de libre-échange à l’échelle de la Coopération économique Asie-Pacifique) empêcherait l’île d’améliorer sa compétitivité. « Ce n’est pas que nous ne pouvons pas vivre sans, mais le problème réside dans le fait que les autres nations travaillent à l’intégration économique régionale. Si nous sommes les seuls à rester derrière, nous ne pourrons pas améliorer notre compétitivité et nos parts de marché vont progressivement chuter, a prévenu le président de la République. Nous avons déjà signé l’ECFA avec la Chine et un accord sur les investissements avec le Japon mais tant que nous n’apporterons pas une solution au dossier des importations de bœuf américain, nous ne pourrons pas progresser dans nos discussions commerciales avec les Etats-Unis », a-t-il ajouté.


Alerte sur les faux passeports taiwanais en Europe

Depuis que l’Union européenne (UE) offre aux ressortissants taiwanais le privilège d’une exemption de demande de visa, le passeport de la République de Chine-Taiwan s’est transformé en valeur sûre sur le marché des passeports volés. A tel point que le ministère des Affaires étrangères à Taipei tire le signal d’alarme et demande à ses ressortissants d’être extrêmement vigilants et de signaler dans les meilleurs délais un vol éventuel. De son côté, l’UE pourrait demander à ses Etats membres de rétablir les contrôles de police aux frontières pour les détenteurs du passeport vert. « Récemment, nous avons eu connaissance de plusieurs cas d’utilisation frauduleuse de nos passeports par des individus d’une autre nationalité souhaitant entrer dans l’espace européen », a déclaré James Lee [李光章], directeur général du département des Affaires européennes aux Affaires étrangères. Dans la plupart des cas, ce sont d’authentiques passeports biométriques taiwanais dont la photo du véritable titulaire a été remplacée, a-t-il indiqué. Selon le bureau des Affaires consulaires du ministère, on déplore en moyenne une dizaine de cas par an et ces six derniers mois, les bureaux de représentation taiwanais en Europe ont souvent été sollicités par les services de police locaux pour vérifier l’authenticité de passeports utilisés par des ressortissants chinois ou des Chinois d’outre-mer résidant principalement dans des Etats d’Asie du Sud-Est.


A Rio, Taiwan partage son expérience des méfaits de la déforestation

Lors d’un séminaire intitulé « Forêts, moyens d’existence et économie verte », organisé le 18 juin à Rio de Janeiro, au Brésil, à deux jours de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (CNUDD), le vice-ministre de la Protection de l’Environnement, Yeh Shin-cheng [葉欣誠], a présenté la politique de gestion forestière mise en place à Taiwan après les catastrophiques glissements de terrain et inondations engendrés par le typhon Morakot en août 2009. Etaient également présents le président de la Fondation de protection de la qualité de l’environnement, Hsieh Ying-shih [謝英士], qui s’est pour sa part exprimé sur la gestion durable des forêts, ainsi que Lin Hsiu-fen [林秀芬], secrétaire générale adjointe de la Croix-Rouge taiwanaise, qui a lié forêts et aide humanitaire. C’était la première fois que Taiwan organisait une conférence de ce type en marge de la CNUDD, et celle-ci a eu du succès, ont affirmé les organisateurs qui se sont félicités de remarquer dans l’auditoire de nombreux hauts responsables étrangers. La CNUDD 2012 a été baptisée Rio+20 parce qu’elle intervenait 20 ans après le Sommet de la Terre de 1992 qui avait eu lieu dans la même ville du Brésil.


Taiwan veut développer la coopération régionale dans la lutte contre le trafic d’êtres humains

Un forum asiatique portant sur les problématiques liées au trafic d’êtres humains a eu lieu au début du mois de juin, à Taipei. Organisé pour la première fois à Taipei et à l’initiative de l’Agence nationale de l’immigration, le forum avait pour objet de développer la coopération régionale dans ce domaine. Plus de 33 représentants gouvernementaux, des universitaires, des membres d’organisations non gouvernementales venant de 12 pays asiatiques dont le Cambodge, le Viêt-nam, la Thaïlande et l’Indonésie, y ont participé. Lee Hong-yuan [李鴻源], le ministre de l’Intérieur, qui a inauguré le forum, a déclaré que des négociations étaient actuellement en cours avec plusieurs pays d’Asie du Sud-Est pour la signature de protocoles d’accord instituant le partage du renseignement portant sur la lutte contre les trafiquants ainsi que la tenue de sessions d’entraînement communes pour les forces de police. Dans le cadre des rapports annuels sur la lutte contre ce fléau publiés par le département d’Etat américain, Taiwan est placé depuis trois années consécutives sur la liste Tier 1, soit celle désignant les Etats remplissant les critères élémentaires en matière de lutte contre ces trafics. Au sein de la région, Taiwan est le seul Etat, avec la Corée du Sud, à être placé sur cette liste.


 

Ma Ying-jeou et le président gambien Yahya Jammeh. (CNA)

Yahya Jammeh
en visite d’État à Taiwan

Le président de la république de Gambie, Yahya Jammeh, a effectué une visite d’Etat de 5 jours à Taiwan. A la tête d’une importante délégation, il a été reçu dans l’après-midi du 26 juin avec les honneurs militaires sur l’esplanade du Mémorial Chiang Kai-shek, à Taipei. Il s’agissait de la première visite de Yahya Jammeh depuis sa réélection, la dernière remontant à 2009, a-t-on indiqué au ministère des Affaires étrangères, qui a noté que le président gambien a été reçu neuf fois à Taiwan au cours des dix-sept dernières années. La délégation comprenait 76 membres, dont le ministre gambien des Affaires étrangères, Mambury Njie, ainsi que quatre autres ministres. A l’occasion de la visite de son homologue gambien, le président de la République, Ma Ying-jeou, a annoncé que Taipei faisait don à Banjul de trois frégates de patrouille pour l’aider à mieux lutter contre la contrebande. Yahya Jammeh a, en outre, été fait docteur honoraire de l’Université nationale de technologie de Taipei. Il a enfin visité le Bureau de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que la Station de recherche agronomique de Kaohsiung. Le 27 juin, Yahya Jammeh a aussi présidé, à l’hôtel Sheraton, à Taipei, un séminaire sur les opportunités d’affaires en Gambie.


Ma Ying-jeou espère une évolution
politique de la Chine

A l’occasion de l’anniversaire du massacre de Tiananmen, qui s’est produit le 4 juin 1989 à Pékin, le président de la République, Ma Ying-jeou a publié une déclaration dans laquelle il exprime son espoir de voir Pékin améliorer la situation des droits de l’Homme et le développement de la démocratie en Chine. Ces deux dernières décennies, l’économie chinoise a connu une croissance rapide et la vie des Chinois s’est considérablement améliorée tandis que la Chine devenait de plus en plus compétitive, explique le président de la République dans ce communiqué. Malgré tout, poursuit-il, les cicatrices laissées par les évènements qui ont eu lieu le 4 juin 1989 ne sont pas encore refermées et la politique chinoise donne l’impression à la communauté internationale que peu de choses ont changé sur le plan du respect des droits de l’Homme en Chine. Faire face au traumatisme de ce massacre pourrait représenter un premier pas vers les réformes politiques, estime le chef de l’Etat en évoquant la nouvelle maturité de la Chine qui est désormais en position de se transformer en une société plus diverse et plus ouverte.


A Kinmen et Matsu, les dernières mines auront été retirées d’ici la fin de l’année

Les dernières mines qui restaient en place pour défendre les positions militaires dans les archipels de Kinmen et Matsu auront toutes été retirées avant la fin 2012, a assuré Ma Ying-jeou, le président de la République, alors qu’il recevait au début du mois de juin le prince Mired bin Raad Al-Hussein de Jordanie, envoyé spécial de la Convention des Nations unies sur l’interdiction des mines antipersonnel, ou Convention d’Ottawa. La campagne de déminage démarrée il y a six ans sera achevée six mois plus tôt que prévu, selon le ministère de la Défense.


 

Daniel Pierre (2e à g.) a signé l’accord avec Nigel Jou (1er à d.) en présence de Michel Lu (au centre). (CNA)

Coopération franco-taiwanaise en matière d’accréditation

La Fondation de Taiwan pour l’accréditation a signé le 11 juin à Paris avec son homologue français, le Comité français d’accréditation (Cofrac), un contrat permettant la reconnaissance mutuelle des accréditations délivrées par chacune des parties. Cela donnera une latitude supplémentaire aux laboratoires, aux organismes d’inspection et aux organismes certificateurs des deux pays. Paraphé par Nigel Jou [周念陵], le directeur exécutif de la fondation taiwanaise, et par Daniel Pierre, le secrétaire général du Cofrac, en présence du représentant de Taiwan en France, Michel Lu [呂慶龍], l’accord organise l’entraide entre ces deux institutions. En pratique, un laboratoire ou un organisme d’inspection ou de certification, dont la compétence pour réaliser des étalonnages, des essais ou des inspections ou pour certifier des produits, des systèmes ou des personnes aura été attestée dans son pays, pourra facilement obtenir un certificat dans l’autre pays.


Les mariages mixtes résistent moins bien au divorce

Selon des statistiques du ministère de l’Intérieur publiées le 2 juin, les mariages mixtes à Taiwan résisteraient moins bien au divorce que les mariages entre Taiwanais. Ainsi, en 2001, il y avait 3,6 fois plus de divorces chez les couples binationaux que nationaux. La même année, le taux de divorce pour un millier de ménages était de 10,7. Mais lorsque cette statistique est examinée du point de vue de la nationalité des époux, on trouve un taux de 8,7 divorces pour un millier de ménages taiwanais alors que dans les couples où l’un des deux époux est de nationalité étrangère, cette proportion grimpe jusqu’à 31,5 pour mille.


Économie du savoir :
Taiwan au 13e rang mondial

La Banque mondiale vient de publier son indice de l’économie du savoir (KEI) pour l’année 2012 et Taiwan s’y classe au 13e rang mondial, devant ses principaux concurrents asiatiques, a annoncé hier le ministère du Développement et la Planification économiques, qui note que l’île a gagné une place en douze ans. Taiwan a réalisé des progrès solides dans plusieurs domaines dont ceux de l’innovation, de l’éducation et des technologies de l’information et des communications, note le rapport qui place l’île dans les 10 premiers dans ces trois catégories. Par contre, dans la catégorie du régime d’incitation économique, Taiwan est à la traîne à la 35e place mondiale, loin derrière Singapour qui trône en première position, Hongkong au cinquième rang, suivi par le Japon et la Corée du Sud. Dans la catégorie innovation, seul Singapour, à la 4e place, se classe devant Taiwan qui prend la 9e place grâce au chiffre étonnant de 323 brevets pour un million d’habitants, une performance égalée par aucun des 146 pays classés par la Banque mondiale.


 

(CNA)

Une partie de badminton mémorable

La deuxième édition du concours Danse élargie, qui avait lieu à Paris les 16 et 17 juin, ouvrait le grand plateau du Théâtre de la Ville aux désirs les plus singuliers, d’artistes de toutes disciplines et de toutes générations, avec pour seules règles une durée (10 minutes maximum) et un nombre d’interprètes (3 minimum). Le spectacle de Wu Chien-Ying [吳建瑩], « Dancing in Badminton », a soufflé le public. Il a décroché le deuxième prix, doté de 11 000 euros. Ce jeune artiste de 29 ans a étudié à l’Université nationale de Taiwan et à l’Ecole nationale des beaux-arts, à Paris. Un autre artiste taiwanais, Chang Chien-hao [張堅豪], 27 ans, s’est classé à la 10e place.


Des lampadaires DEL partout dans Taiwan

Donner un coup de pouce à l’industrie des diodes électro-luminescentes (DEL) et faire baisser la facture énergétique, voici les deux objectifs que compte atteindre le ministère de l’Economie en remplaçant 40% des lampadaires classiques par des éclairages DEL. La modernisation des éclairages publics concernera le remplacement à travers Taiwan de 326 000 lampadaires à décharge à la vapeur de mercure ou de sodium, le premier type représentant actuellement 52% des 1,5 million de lampadaires installés au total, le second environ 35%. L’économie espérée sur la facture d’électricité est de 358 millions de dollars taiwanais par an. Le bureau de l’Energie au ministère de l’Economie estime par ailleurs que le remplacement des lampadaires représente des opportunités d’affaires de 4,48 milliards de dollars pour le secteur des DEL. Le projet, qui s’étalera sur trois ans, sera financé par un budget de 2,77 milliards de dollars au total. Les lampadaires DEL sont trois à cinq fois plus onéreux à l’achat que ceux à la vapeur de mercure, a reconnu le bureau, mais leur maintenance coûte bien moins cher, et leur prix devrait rapidement baisser grâce aux progrès des techniques de production.


Les banques publiques taiwanaises sont bien capitalisées, dit Fitch

Un stress test réalisé en juin sur six banques publiques taiwanaises par l’agence de notation Fitch, basée aux Etats-Unis, a montré que celles-ci étaient pour la plupart suffisamment capitalisées et capables de résister à une crise économique mondiale. Les conclusions de Fitch s’appuient sur un scénario dans lequel les taux de pertes sur créances sont compris entre 1,24% et 1,41%, soit beaucoup plus élevés que la moyenne sur la période 2002-2011, qui a été de 0,65%. Sur les six banques publiques passées en revue par Fitch, c’est Taiwan Cooperative Bank (A-/stable) qui est considérée comme la plus vulnérable à un choc externe avec un ratio de fonds propres d’environ 4,6% dans le scénario de stress. Les cinq autres banques, Bank of Taiwan (AAA(twn)/stable), Mega International Commercial Bank (A-/stable), First Commercial Bank (BBB+/stable), Hua Nan Commercial Bank (BBB+/stable) et Chang Hwa Bank (BBB+/stable) sont considérées comme capables de maintenir un ratio de fonds propres au-dessus de 7%.


 

(CNA)

Le thé perlé à la conquête de l’Europe

Lentement mais sûrement, le thé au lait perlé, spécialité taiwanaise s’il en est, conquiert l’Europe. Cette boisson est en effet servie depuis le 11 juin dans 800 restaurants de la chaîne McDonald’s en Allemagne. Les Parisiens n’ont pas attendu aussi longtemps : depuis 2003, le thé au lait perlé a fait la renommée du salon de thé Zen Zoo, situé rue Cherubini, dans le 2e arrondissement. Après un deuxième salon ouvert en 2010, la marque fondée par un couple de jeunes artistes taiwanais vient d’inaugurer un bar à thé, spécialisé dans la vente à emporter de thé perlé, aromatisé à la menthe, au chocolat ou aux litchis. 


 

Emmanuel Pilloy (à d.) a fait visiter à ses hôtes les installations du Relais à Ploisy. (CNA)

Recyclage des vieux vêtements :
Tzu Chi coopère avec Le Relais

La branche française de la fondation bouddhique caritative Tzu Chi s’est récemment associée avec l’entreprise sociale Le Relais pour la récupération et le recyclage des vieux vêtements en Picardie. Un accord a été signé au mois de juin avec Emmanuel Pilloy, le gérant du Relais à Ploisy, dans cette région, en présence de Michel Lu, le représentant de Taiwan à Paris, et de Jean-Marie Carré, le président de la communauté d’agglomération du Soissonnais. Le Relais est la première organisation de France pour la collecte et le recyclage des vêtements usagés qui peuvent être déposés dans 13 000 conteneurs répartis sur le territoire. De leur côté, les représentants de Tzu Chi ont par ailleurs présenté le travail de recyclage et de transformation des bouteilles PET en textiles de qualité qui est effectué par l’organisation depuis plusieurs années à Taiwan. Les participants à cette cérémonie de signature ont ainsi souligné les convergences entre les démarches caritatives des deux organismes tant dans les objectifs (aide sociale et promotion d’une économie durable) que dans les moyens déployés (collecte, recyclage, bénévolat et création d’emplois).


1er c’était le rang, en 2011, de l’Union européenne parmi les investisseurs étrangers dans l’île avec plus de 30,24 milliards de dollars américains d’investissements directs.

 

200 000 dollars taiwanais, c’est la somme totale, reçue à titre d’étrennes et à l’occasion de ses anniversaires depuis qu’elle est née, qu’une fillette de 5 ans vivant à Taoyuan, dans le nord de l’île, a donné pour les enfants qui ne mangent pas à leur faim.

 

5,78 milliards de dollars taiwanais, c’est le bénéfice net dégagé par High Speed Rail Co. (HSR), bénéficiaire pour la première fois depuis 1998, date de l’entrée en service de la seule ligne de train à grande vitesse de Taiwan.

 

23,3 milliards de dollars taiwanais, c’est l’exposition directe des établissements financiers taiwanais aux dettes libellées en euros, somme qui représente seulement 0,07% de leurs fonds propres.

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